Soir et matin

Dans l’air du soir planent les grands oiseaux

La clarté de rouge à rose à jaune, à vert puis bleu

Lentement estompe l’ombre et le sol herbeux

S’éteint la hampe neigeuse des roseaux.

 

 

 Un chien aboie au loin, un cheval

Souffle tout près. Transperce la trille du zorzal

La brûme d’opale posée sur les blés pâles,

Senteur de terre que la rosée exhale.